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Études & suivis

Études & Suivis

Dans le cadre de ses missions, la Fédération de l’Hérault pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique réalise des études, inventaires et suivis des milieux aquatiques du département. Ces travaux ont pour objectif d’améliorer la connaissance, la gestion et la préservation des milieux aquatiques de l’Hérault.

Suivi vidéo des passages de poissons migrateurs dans la passe à poissons de Bladier-Ricard sur le fleuve Hérault

Depuis 2012, un dispositif de vidéo-comptage installé au barrage de Bladier-Ricard (fleuve Hérault) permet de suivre avec précision la migration de l’Alose feinte de Méditerranée. Ce travail permet de contrôler l’efficacité de la passe à poissons et de mieux comprendre la dynamique migratoire d’espèces à fort enjeu comme l’Alose feinte de Méditerranée ou la Lamproie Marine.

Ce travail, repris par la Fédération en 2021, s’inscrit dans le cadre du plan de gestion des poissons migrateurs (PLAGEPOMI) 2022-2027. Cette mission est en partie financée par le site Natura 2000 « Cours inférieur de l'Hérault », l'Agence de l'Eau Rhône Méditerranée Corse et la FNPF. Une convention de collaboration signée en 2022, engage également le Syndicat du Bas Languedoc (propriétaire du barrage), la FDPPMA34 et l’EPTB Fleuve Hérault jusqu'en 2027.

Suivis vidéo

Suivis vidéo

La campagne 2025 représente la dixième année consécutive de suivi du franchissement de la passe à poissons du barrage de Bladier-Ricard.

La passe à poissons n’est pas seulement utilisée par les poissons migrateurs, mais par une vingtaine d’espèces piscicoles différentes au total. Les 66 962 poissons comptés en 2025 témoignent de l’intérêt de cet aménagement pour tous les peuplements du fleuve. Cette libre circulation permet en effet aux espèces d’accéder à de nouvelles zones d’habitats et de reproduction, essentielles à leur cycle de vie.

Ce suivi pluriannuel met particulièrement en évidence la présence et l’abondance d’espèces à très fort enjeu écologique, comme l’Alose feinte de Méditerranée. Les données collectées confortent également les actions menées pour optimiser la gestion du barrage, renforcer l’attractivité de la passe à poissons et améliorer durablement la continuité écologique du fleuve.

Suivez les résultats en direct grâce à l’Observatoire MRM : https://www.observatoire-rhonemediterranee.fr/observatoire-en-direct/station-de-comptage-de-bladier/

Suivis vidéoSuivis vidéo

Suivi du recrutement en anguille européenne sur le bassin du Lez et évaluation de l’efficience des rampes à anguille :

Dans le cadre de la stratégie globale de restauration des milieux aquatiques à l’échelle du bassin versant, Montpellier Méditerranée Métropole a récemment équipé 10 seuils en aval du Lez avec des passes à anguilles afin d’améliorer la continuité écologique de ce petit fleuve côtier. Conformément aux orientations du SAGE Lez-Mosson-Étangs palavasiens et au Contrat Grand Cycle de l’Eau (2023), un suivi spécifique a été mis en place pour évaluer la fonctionnalité de ces aménagements.

Suivi Anguille

Depuis 2024, la Fédération de pêche de l’Hérault, en partenariat avec l’OFB, l’Association MRM, la Métropole et l’EPTB Lez, réalise un suivi des jeunes anguilles (civelles) à l’aide de pièges passifs appelés « flottangs », financé par l’Agence de l’Eau Rhône Méditerranée Corse.

Les flottangs sont des dispositifs simples composés de feuillets de géotextile et de flotteurs. Ils offrent un refuge aux jeunes anguilles, notamment de moins de 15 cm, et permettent d’observer leur migration de manière non intrusive. Les pièges ont été installés sur le secteur aval du Lez, entre le seuil du Pont Lévêque et l’ouvrage de la 3ᵉ écluse, sur les communes de Montpellier et Lattes.

Suivi Anguille

Les campagnes 2024 et 2025 ont permis la capture de 731 jeunes anguilles, avec des pics de migration observés fin mai et début juillet, en lien probable avec les premières périodes de fortes chaleurs. Les relevés, effectués de mars à juillet à raison d’une à deux fois par semaine, ont permis également de diagnostiquer la fonctionnalité des rampes à anguilles.

Les résultats montrent que les passes sont globalement fonctionnelles, mais principalement en période de faibles débits (juin-juillet). Plusieurs facteurs limitent leur efficacité : assèchement partiel, submersion excessive, vitesse de courant trop élevée, présence d’algues ou dégradations matérielles. Les anguilles nécessitent en effet une surface humide suffisante et un courant modéré pour progresser, leurs capacités de nage étant limitées.

Suivi AnguilleSuivi Anguille

Ce suivi constitue une première base de connaissances sur la population migrante d’anguille européenne sur l’axe Lez aval. Il permet d’identifier les ajustements nécessaires pour améliorer la gestion et l’entretien des ouvrages, tout en contribuant à la conservation de l’Anguille européenne. Pour rappel, cette espèce est classée en danger critique d’extinction et ses effectifs ont chuté de plus de 90 % depuis les années 1970.

Les prochaines années permettront d’affiner le diagnostic et de préciser la dynamique migratoire locale, notamment grâce à la poursuite du suivi par flottangs. A noter que toutes les anguilles capturées sont immédiatement remises à l’eau, et le suivi est réalisé sous autorisation de pêche scientifique (Arrêté Préfectoral).

Suivi Anguille

Inventaire et caractérisation des frayères à brochet sur le fleuve Hérault :

En partenariat avec l’OFB, la CAHM, le site N2000 Cours Inférieur de l’Hérault, la CCVH, et l’EPTB Fleuve Hérault, la Fédération a lancé en 2024 un projet d’inventaire et de caractérisation des frayères à brochet sur le fleuve Hérault, entre le Pont du Diable et Agde, soit un linéaire de plus de 60 km.

Les objectifs sont d’apporter des connaissances sur l’état et la fonctionnalité des frayères à brochet potentielles ; afin d’orienter et d’appuyer de futurs projets de restauration hydromorphologique.

Suivi Frayère brochet

Suivi Frayère brochet

Le brochet (Esox lucius), est aujourd’hui classé vulnérable sur la liste rouge nationale. La période de fraie s’étend généralement de fin février à avril, selon les conditions hydrologiques. Sa reproduction dépend de zones très spécifiques : des milieux peu profonds, végétalisés et temporairement inondés (prairies inondables, annexes hydrauliques, bras morts…). Outre leur rôle essentiel pour l’espèce, ces habitats présentent un fort intérêt écologique et leur préservation ou leur restauration s’inscrit pleinement dans les objectifs d’amélioration de la qualité des masses d’eau fixés par le SDAGE Rhône-Méditerranée 2022-2027.

Le brochet n’est donc pas seulement un poisson prisé des pêcheurs : il est aussi un indicateur de la bonne santé des rivières en tant qu’espèce dite « parapluie ».

Grâce à des premiers inventaires de terrain réalisés en embarcation légère en 2024, 82 frayères potentielles ont été recensées, représentant environ 10 hectares. Ces dernières ont été répertoriées et évaluées selon un protocole adapté de celui de la Fédération de Pêche du Gard. Chaque site est étudié selon plusieurs critères (morphologie, hydraulique, perturbations…) afin d’établir un Indice Multi-Critères permettant de qualifier l’état des frayères. Les données collectées (photos géolocalisées, relevés techniques, cartographie SIG) alimentent une base dédiée mise à disposition pour les acteurs GEMAPIens, afin de prioriser les secteurs nécessitant des actions de restauration ou d’aménagement

Une seconde phase de prospection est prévue en 2026 afin d’affiner l’analyse et de proposer des actions concrètes de restauration. À terme, l’étude pourra être élargie à l’échelle départementale et complétée par des échantillonnages piscicoles pour évaluer la reproduction avérée sur les frayères identifiées et/ou restaurées.

Suivi Frayère brochetSuivi Frayère brochet

Evaluation de la qualité hydromorphologique du Brian et suivi des frayères à barbeaux méridionaux et truites farios :

En partenariat financier avec le Parc Naturel Régional du Haut Languedoc et le site N2000 « Causses du Minervois », la Fédération a lancé en 2024 une étude approfondie sur le cours d’eau du Briant en amont de Minerve.

L’objectif principal était de cartographier et caractériser le cours d’eau sur un linéaire de 8 km, afin notamment d’identifier les zones de frayères potentielles pour deux espèces cibles patrimoniales à fort enjeu : le Barbeau méridional et la Truite fario.

Suivi Frayère barbeaux

Les prospections de terrain réalisées en novembre 2024 ont permis d’inventorier 68 frayères potentielles, 22 points de perturbation et 17 obstacles à la continuité, dont 8 naturels (cascades, chutes) et 3 jugés infranchissables. Ce suivi a aussi permis d’améliorer les connaissances sur l’état du lit majeur, des berges et de leur ripisylve.

Les résultats montrent une excellente qualité hydromorphologique, avec une diversité de substrats à granulométrie favorable à la reproduction des espèces cibles. L’environnement où s’écoule le Briant est globalement très naturel, avec une ripisylve peu altérée. Toutefois, la présence d’anciens seuils n’ayant plus d’utilité et segmentant les habitats et l’accès aux frayères représente un facteur limitant à prendre en compte.

Suivi Frayère barbeaux

Ce travail a permis d’identifier 2000 m² de frayères potentielles, de récolter des données essentielles pour la mise en œuvre de mesures de protection, et d’enrichir significativement les connaissances sur l’hydromorphologie du Briant.

En juin 2025, un suivi de reproduction du Barbeau méridional a permis de confirmer 10 observations de reproduction avérée.Les frayères se situent principalement sur des zones peu profondes à courant modéré, avec des substrats de graviers et petits galets bien exposés au soleil, favorables à la ponte.

Suivi Frayère barbeaux Suivi Frayère barbeaux

Certaines frayères confirmées n’avaient pas été identifiées en 2024, soulignant l’importance des prospections en période effective de fraie pour mieux identifier les zones réellement utilisées.

Grâce à ce travail et sur ce secteur sensible au développement d’activités sportives ou de loisir, des actions prioritaires de gestion sont à envisager avec les partenaires pour préserver les zones de reproduction et surveiller les Espèces Exotiques Envahissantes (présence de Renouée du Japon). S’ajoute à cela une perspective de gestion des milieux en agissant dans l’avenir sur les perturbations relevée grâce à ce projet, en partenariat avec le PNRHL et le SMMAR.

Suivi thermique des cours d’eau du département de l’Hérault :

Depuis 2020, la Fédération a déployé un réseau de suivi thermique en continu sur les cours d’eau du département, dans le cadre de la future actualisation du Plan Départemental de Protection du milieu aquatique et de Gestion des ressources piscicoles (PDPG) de 2018.

Ce dispositif vise à mieux comprendre le régime thermique de nos milieux aquatiques sur le long terme, les effets du climat sur les masses d’eau, et les impacts sur les populations piscicoles. Ces données sont utilisées afin d’optimiser la gestion, notamment des espèces telles que la truite fario, particulièrement sensible aux variations de températures.

Au total, 17 stations ont été installées entre 2020 et 2024 sur plusieurs bassins versants (Briant, Hérault-Lergue, Lez-Mosson, Orb-Jaur, Vidourle, Étang de l’Or).

Suivi thermique FD34

Les températures sont enregistrées en continu à l’aide de sondes immergées, relevées manuellement une à trois fois par an. Les données permettent d’analyser les températures mensuelles, les pics instantanés, les moyennes des 30 jours les plus chauds, et l’évolution annuelle des températures.

Une attention particulière est portée au dépassement des seuils thermiques critiques pour les espèces repères, afin d’orienter les actions de gestion et de préservation des milieux aquatiques. Les premières analyses mettent en évidence des variations thermiques importantes selon les secteurs et les périodes de l’année, avec des épisodes estivaux pouvant atteindre ou dépasser les seuils de tolérance pour certaines espèces sensibles.

Suivi thermiqueSuivi thermique

Grâce à ce travail, il est possible d’identifier des zones refuges essentielles pour la faune piscicole et de cibler les secteurs où des actions d’amélioration (restauration de la ripisylve, diversification des habitats, maintien des débits) sont prioritaires.

Le suivi thermique constitue un outil indispensable d’aide à la décision face aux enjeux climatiques actuels. La Fédération a pour ambition d’ajouter 10 sondes à ce réseau avant l’été 2026, grâce une participation financière de l’Agence de l’Eau RMC.

Suivi thermique

Suivis piscicoles et évaluation d’opérations de restauration des milieux aquatiques :

Les poissons sont reconnus comme étant des bio-indicateurs pertinents de la qualité des milieux aquatiques. En effet, la sensibilité de certains peuplements piscicoles permet d’observer tout changement survenu dans le milieu. Les variations d’abondance, de structure de peuplement, les données de présence/absence de certaines espèces et les anomalies externes observées permettent de poser un diagnostic sur la qualité du milieu dans lequel vivent ces poissons (attractivité du milieu, continuité écologique, pollutions…).

Chaque année, les équipes de la Fédération réalisent un certain nombre de pêches électriques d’inventaire, qui consistent à améliorer les connaissances sur l’évolution des pressions et de l’état des milieux, et permettent aussi le suivi de travaux de restauration physique des milieux aquatiques.

Afin d’apprécier l’éventuel gain écologique des opérations de renaturation, des comparaisons sont faites chaque année sur les biomasses, densités par espèce et notes d’Indice Poisson Rivière (IPR) pour chaque station.

Suivi piscicole

Sur les bassins versants Lez-Mosson-Etangs Palavasiens, en lien avec les projets de la stratégie de restauration hydro-morphologique programmés par l’EPTB Lez et la Métropole de Montpellier, 9 stations ont été suivies depuis 2019 : sur le Lez, la Mosson à Juvignac et Lavérune, et sur le Coulazou.

Sur le bassin de l’Etang de l’Or, 3 stations sur le Salaison en lien avec un programme de travaux de renaturation réalisé en 2021 par le SYMBO ont été échantillonnées pour la dernière année d’une période de 3 ans en 2024. A cela s’ajoute 2 nouvelles stations en état initial sur la Cadoule à Baillargues, pour un projet porté par la 3M.

Suivi piscicole

Suivi piscicole

Suivi piscicole

Enfin, en collaboration avec le Syndicat Mixte du Bassin de Thau et Sète Agglopôle Méditerranée, la Fédération a lancé depuis 2023 un suivi piscicole pluriannuel de la Vène, en lien avec un projet d’aménagement d’un seuil à Balaruc-le-Vieux/Poussan. Ce suivi, réalisé via 3 stations de pêche électrique (deux en amont, une en aval), vise à évaluer les bénéfices écologiques d’une passe à anguilles aménagée en 2025 sur ce seuil datant de 1991 et jugé infranchissable.

Suivi piscicoleSuivi piscicole

Suivis piscicoles et évaluation de pressions, d’impacts ou de pollutions :

Certains cours d’eau sont échantillonnés afin de récolter des connaissances sur la capacité de résilience des milieux aquatiques et l’évolution des peuplements piscicoles à la suite d’événements de pollution/mortalité.

Suivi piscicole pollution

C’est le cas sur l’Agout à Fraisse-sur-Agout, qui est suivi sur une station à l’aval du barrage EDF depuis 2019. Ces opérations sont financées par EDF grâce à une convention. Les résultats mettent en évidence une situation globalement fragile, avec des indicateurs biologiques en deçà des attentes théoriques définies pour ce contexte piscicole. Ces éléments soulignent la nécessité d’approfondir le diagnostic écologique du site. La qualité de l’habitat, les conditions hydromorphologiques ainsi que les éventuelles pressions locales, notamment liées aux rejets en aval de l’ouvrage, pourraient influencer l’état du peuplement. La mise en place d’investigations complémentaires, incluant des stations de référence situées en amont et en aval, permettrait d’affiner l’analyse et d’identifier plus précisément les facteurs limitants.

En septembre 2023, de fortes précipitations très localisées sur le secteur amont de l’Orb ont engendré une fuite de sédiments issus du barrage d’Avène, perturbant fortement le milieu naturel en aval direct de l’ouvrage. Cela a causé un important colmatage du substrat et une stagnation de matières en suspension jusqu’en novembre. Une mortalité piscicole avait été observée par les pêcheurs.

Suivi piscicole pollutionSuivi piscicole pollution

À l’initiative de l’AAPPMA La Truite et de la Fédération, 3 stations de pêche électrique ont été mises en place depuis 2024 sur ce secteur pour suivre l’évolution de la situation sur le long terme. Ces données viseront à appuyer la politique halieutique à mettre en place afin de préserver la population fragilisée par cet évènement, et permettre un retour à la normale le plus rapide possible. Le secteur a depuis été placé en réserve.

Réseaux d’inventaires piscicoles des cours d’eau du département de l’Hérault :

Avec l’approche du projet de réactualisation du PDPG et le besoin grandissant de données de connaissances sur nos milieux aquatiques, les agents de la Fédération réalisent chaque année entre 20 et 30 pêches électriques d’inventaire sur des stations dites « pérennes » pour les AAPPMAs du Département.

Réseaux inventaires

On compte environ une centaine de stations à l’échelle départementale, dont la plupart sont situées en première catégorie piscicole. Depuis 2022, la Fédération travaille également à l’essai d’un nouveau protocole d’inventaire inspiré de l’Indice Abondance Truite (Protocole VIGITRUITE de l’OFB). Celui-ci vise à dénombrer uniquement les individus de truite fario, pour estimer rapidement l’abondance en juvéniles et poissons adultes sur des secteurs de cours d’eau en amont des bassins versants (zones jouant un rôle important pour le recrutement).

Ces pêches sont réalisées dans le but d’obtenir des données annuelles sur l’état des peuplements piscicoles présents sur des parcours fréquentés par les pêcheurs.

En lien avec le suivi thermique, ces opérations permettent de comparer l’évolution des abondances des espèces repères et d’ainsi mieux orienter les mesures de gestion futures. Elles fournissent aussi des données utiles pour étudier l’impact des prédateurs comme le Vison d’Amérique ou le Grand Cormoran.

Réseaux inventaires